lundi 13 janvier 2003

Ceux dont on ne parle presque plus

Celui dont on ne parle presque plus



Azzedine Kallak, représentant de l'OLP à Paris et ami, 
assassiné en Août 1978  à Paris, avec deux compagnons. 

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Depuis sa nomination, il refusait de sortir avec les amis, affirmant que s'il était tué comme son prédécesseur, tous le seraient avec lui. J'avais plaisanté, "il fallait pas se la péter"... etc... J'étais alors enceinte de mon fils, né peu après. Parfois on ferait mieux de se taire.

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 Un "enterrement" étrange et poétique, la cérémonie à la mosquée de Paris, puis la noria de voitures escortée de CRS filant vers l'aéroport, le cercueil glissant sur la rampe entrant dans la soute ouverte comme dans un utérus -une naissance à rebours- l'avion qui décolle dans le  couchant illuminé, pointant  et se perdant petit à petit vers le soleil jusqu'à devenir un point minuscule à l'horizon. Une impression solennelle de paix, irréelle, totalement différente des autres enterrements. Il  s'en retournait vers la ville du désert dont il venait, Damas la flamboyante.

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Nous sommes rentrés à Paris avec l'impression d'être des atomes avalés par une cité grise stupidement agitée dont il avait pris son envol. Son sourire, son calme, son élégance nous manquent toujours. Frédéri est né peu après.   


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Celle dont on parle encore un peu, surtout
à cause du bateau qui porte son nom.


LA JEUNE FILLE ET LE BULLDOZER




16 Mars 2003
Rachel Corrie est écrasée par un bulldozer
israélien à Gaza en tentant de s'interposer 
entre le bull et la maison palestinienne 
qu'il allait abattre...

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Dernière lettre de Rachel :


Hi friends and family, and others, 

Bonjour aux copains, à la famille et aux autres 

I have been in Palestine for two weeks and one hour now, and I still have very few words to describe what I see. 

 Je suis en Palestine depuis deux semaines et à cette heure, je n'ai toujours pas de mots pour décrire ce que je vois.

It is most difficult for me to think about what's going on here when I sit down to write back to the United States. 

C'est très difficile pour moi de penser à ce qui est en train de se passer ici lorsque je m'assied pour en rendre compte aux Etats Unis.

... I don't know if many of the children here have ever existed without tank-shell holes in their walls and the towers of an occupying army surveying them constantly from the near horizons. 

 Je ne sais pas si beaucoup d'enfants ont jamais connu autre chose que des trous de bombes dans leurs murs et les miradors d'une armée d'occupation les surveillant constamment de l'horizon tout proche.

I think, although I'm not entirely sure, that even the smallest of these children understand that life is not like this everywhere. 

Je pense, je suis cependant certaine que même le plus petit de ces enfants comprend que la vie n'est pas ainsi ailleurs. 

An eight-year-old was shot and killed by an Israeli tank two days before I got here, and many of the children murmur his name to me - Ali - or point at the posters of him on the walls. 

Un gamin de huit ans a été visé et tué par un tank israélien deux jours avant mon arrivée et beaucoup d'enfants m'ont dit à voix basse son nom, Ali, ou montré les posters de lui sur les murs. 

The children also love to get me to practice my limited Arabic by asking me, "Kaif Sharon?" "Kaif Bush?" and they laugh when I say, "Bush Majnoon", "Sharon Majnoon" back in my limited arabic. (How is Sharon? How is Bush? Bush is crazy. Sharon is crazy.) 

Les enfants aiment que je pratique mon arabe assez limité en me demandant "qui est Sharon? qui est Bush ? et ils rient lorsque je dis -en arabe- "Bush est fou... Sharon est fou"...
 
Of course this isn't quite what I believe, and some of the adults who have the English correct me: "Bush mish Majnoon" ... Bush is a businessman. Today I tried to learn to say, "Bush is a tool", but I don't think it translated quite right. 

Bien sûr, ce n'est pas tout à fait ce que je crois et quelques adultes anglicistes rectifient : Bush n'est pas fou, il est un businessman." Aujourd'hui, j'essaie d'apprendre à dire "Bush est un outil" mais je ne parviens pas à le traduire tout à fait correctement. 

But anyway, there are eight-year-olds here much more aware of the workings of the global power structure than I was just a few years ago. 

Mais de toutes manières, à huit ans ici ils en savent plus sur les conséquences du pouvoir mondial que moi il y a seulement quelques années.

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Et Bruno Manser



qui a donné sa vie pour les Pénans 
dont la forêt est massacrée (et eux avec)







mercredi 13 novembre 2002

Le sexe de Cassandre

Extrait de livres, livres disponibles

Roman mi thriller futuriste mi policier
Si ce livre vous intéresse, envoyez moi un courriel à helene.larrive@wanadoo.fr
Vous pouvez également en avoir de plus larges sur le blog helenelarrive.blogspot.com ou helenela.blogspot.com

Le sexe de Cassandre

A l'origine, il y a un pari entre deux écrivains dans un village de montagne, entre jardinage et travail. Ecrire un best seller. L'un a une idée. Pour séduire le plus grand nombre de lecteurs, il faut établir un modèle à partir d'un moteur de recherche d'ordinateur. L'autre peaufine. Pourquoi ne pas le faire écrire, dans ses grandes lignes du moins, par l'ordinateur lui même? Des ingrédients nécessaires seront chargés à partir de critères établis "scientifiquement", à la fois de précédents best sellers, de la presse et d'une enquête directe menée par l'un d'entre eux... On lance la machine enfin. Et l'histoire se déroule, préécrite, (qui sait?) elle se met en place toute seule : terrible, dès le début. (Il faut attirer le lecteur.) Un meurtre, celui d'un enfant, qui semble rituel, (pas sûr) dans un village reculé, particulier, où se sont autrefois déroulés des faits terrifiants (durant la guerre? peut-être, l'ordinateur ne dit rien de précis sur ce point) des faits du même ordre, semble-t-il (un autre meurtre d'enfant ? la machine refuse d'en dire plus), une atmosphère glauque de suspicion et de haine de chacun vis à vis de tous, des lettres dénonçant et revendiquant l'assassinat, il y en a plusieurs, contradictoires, cruelles, une histoire de séduction d'une adolescente, le tout sur un fond d'alcool et de consanguinité peut-être. L'ordinateur s'arrête soudain. Il refuse d'en dire plus. Les parieurs imaginent...


 
Une enquête ? La police ? Qui a tué l'enfant? Non. Les jours qui suivent, l'ordinateur poursuit, imperturbable... Un homme arrive à la suite du meurtre. Pas un homme, non, une meute. Il est hors norme, étrange, un stylo à la main, une arme dans la poche et une caméra en bandoulière. Un sorcier ? Maléfique ? Peut-être. Tout le dit (et rien ne l'assure.) Puis, des femmes, des actrices, (des prostituées également). Ils occupent tous une maison vide, un hôtel qui leur a été loué, vivent presqu'ensemble, joyeusement. une atmopshère de campus universitaire, le sexe en plus. Une des femmes se détache du lot, Line. Elle est belle, courageuse, séduit le "premier homme" dont l'ordinateur ne veut pas dire le nom. Le village devient le centre d'un univers étrange où deux mondes se cotoient et se regardent en chien de faïence. Il s'anime. Incompréhension réciproque. Des policiers? Non, il n'y en a pas, ou du moins ce n'est pas indiqué... Qui a tué l'enfant? Tous s'agitent, chacun est perduadé de le savoir. Une jeune femme, celle qui fut adolescente violée par un villageois, après avoir parlé à Line (dont elle est devenue l'amie), une "étrangère" que les autres n'aiment guère, et qu'ils ont même accusée du meurtre est tuée au milieu de l'enquête. Elle a assuré à Line "savoir", en savoir trop et avoir même des preuves: c'est pour cela qu'elle est accusée. Elle a peur. Elle a même parlé du père de l'enfant. L'ordinateur s'arrête à nouveau. Il réfléchit. Les deux parieurs sont sur les charbons ardents: que va-t-il pouvoir trouver? Il reprend. Lina cherche ces preuves. En haut de la montagne, dans une cabane qui fut autrefois occupée par des charbonniers. Elle sait déjà. L'ordinateur sait, cette fois, il l'affirme. Puis il s'arrête et ne reprend pas. Et soudain, les deux parieurs se rendent compte d'un détail horrible, totalement imprévu: l'ordinateur relate une histoire réelle et mystérieuse qui s'est passée à coté d'eux. Tout y est, à peine codé. Elle ne fut jamais élucidée. Ils restent devant la machine qui, capricieuse, refuse de continuer. Le lendemain, l'un des parieurs a la surprise de sa vie: la machine dans la nuit a été hackée. Elle donne des données invraisemblables, inexploitables... Puis elle reçoit une lettre de menace. Anonyme, concernant son fils ............. (suite)